Thématique | Réforme de l'Etat et gestion publique
Rapport sur la formation continue des cadres supérieurs de l’État et le rôle de l’INSP
03 octobre 2025
Le rapport conjoint de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), l’Inspection générale de l’administration (IGA) et l’Inspection générale des finances (IGF), évalue l’ensemble du dispositif de formation continue des cadres supérieurs de l’Etat et formule des propositions quant au rôle et à la place de l’Institut national du service public (INSP).
La réforme de 2021 de l’encadrement supérieur de l’Etat a fait de la formation continue des cadres supérieurs un pilier de la gestion des ressources humaines. La Direction interministérielle à l’encadrement supérieur (DIESE), créée en 2022, en assure le pilotage, tandis que l’Institut national du service public (INSP) doit jouer le rôle d’opérateur et « ensemblier » au service d’une stratégie interministérielle.
Le système de formation continue des cadres dirigeants de l’Etat reste très perfectible : pilotage par l’offre plutôt que par la demande, données lacunaires, redondances des catalogues entre organismes ministériels, faible digitalisation, modèles économiques biaisés. L’appareil actuel n’est pas encore à la hauteur des ambitions de la réforme.
Un changement de paradigme
Pour atteindre les objectifs poursuivis, notamment en termes de mobilité interministérielle, la mission propose un changement de paradigme : partir des besoins réels de l’État employeur (compétences métiers, compétences transversales, transitions écologique et numérique, égalité, valeurs républicaines) et des parcours de carrière des hauts fonctionnaires.
Quatre leviers d’amélioration ont été identifiés :
- Un pilotage renforcé par la DIESE, appuyé sur des données fiables et partagées ;
- Un INSP repositionné comme garant de la cohérence de l’offre, avec une logique de blocs de compétences et un modèle économique renouvelé ;
- La constitution de parcours de formation modulaires et partenariaux entre organismes ;
- La création d’un « marché interministériel de la formation », soutenu par une plateforme numérique et un fonds de péréquation pour mutualiser les financements.
La réussite de ce plan, déployé sur quatre ans, suppose un engagement fort et constant. À la clé : faire de l’investissement en capital humain porté par la formation continue un véritable levier de transformation pour la haute fonction publique.
Page 1 sur 44
-
Revue-de-dépenses-relative-à-la-dépense-publique-en-faveur-du-logement-social
04 août 2026
Conformément à la commande qui lui était faite, la mission a documenté trois scénarios d’économies, de l’ordre de 1, 2 et 3 Md€, sur la base d’une assiette de dépenses de 14,8 Md€, dont 8,9 Md€ à la charge de l’État.
-
Financement de la dépollution des eaux destinées à la consommation humaine (PFAS, pesticides, nitrates)
30 juillet 2026
Des pollutions multiples affectent la qualité de l’eau en France. La principale source de pollution sont les pesticides et leurs métabolites. Les PFAS sont une pollution émergente, que l’on commence (2026) à mesurer sur l’ensemble du territoire. Un faisceau d’indices porte à croire que la situation pourrait se dégrader, avec une augmentation possible des non conformités dans l’eau distribuée.
-
Rationalisation du soutien de l'État à l'investissement des collectivités territoriales
30 juillet 2026
Apportant plus de 13 Md€ de recettes d’investissement en 2024, l’État soutient fortement l’investissement des collectivités locales dont le montant global était de 81 Md€ cette année-là. L’intensité de ce soutien est croissante, car sa hausse est supérieure à l’augmentation des dépenses d’investissement des collectivités locales qui ont pourtant augmenté de 20 % entre 2019 et 2024.
-
La lutte contre la fraude aux prescriptions et aux facturations à l'assurance maladie
29 juillet 2026
L’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) ont conduit une revue de dépenses sur la fraude aux prescriptions et aux facturations à l’assurance maladie.
-
Dessertes ferroviaires à grande vitesse d’aménagement du territoire
24 juillet 2026
M. Dominique Bussereau, ancien ministre des transports, assisté de l'Inspection générale des finances (IGF) et de l'Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD), a conduit une mission sur les dessertes ferroviaires à grande vitesse d'aménagement du territoire, dans le contexte de l'ouverture à la concurrence du marché de la grande vitesse.
-
Revue de dépenses relative à l'efficacité des politiques familiales
24 juillet 2026
À la demande du Premier ministre, l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) ont mené une revue des dépenses relative aux politiques familiales afin d’en renforcer l’efficacité.
-
La gestion des déchets ménagers et assimilés par le service public : responsabiliser les acteurs et maîtriser les coûts
24 juillet 2026
Le service public de gestion des déchets ménagers et assimilés, qui relève des intercommunalités, a vu ses coûts progresser de 45% depuis 2012, soit un niveau deux fois supérieur à l’évolution des prix à la consommation.
-
Réforme du modèle économique de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger
17 juillet 2026
L’AEFE connaît une dégradation structurelle de sa situation financière, qui résulte principalement d’une croissance des charges de personnel, mise en évidence par le retour de la subvention de l’État à un niveau équivalent à celui d’avant la crise sanitaire.
-
Mission sur la transparence des finances publiques
16 juillet 2026
Les économistes Xavier Jaravel, Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier et Natacha Valla, appuyés par l’inspection générale des finances, ont rendu un rapport au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure, et au ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel, sur la trajectoire de finances publiques à horizon 2030.
-
Le déploiement de l’intelligence artificielle dans les administrations publiques : analyse comparée, enjeux et conditions de réussite
06 juillet 2026
Le rapport constate une diffusion rapide mais encore fragmentée de l’IA dans les administrations françaises. Jusqu’à 40 % des agents recourent au « shadow IA », tandis que l'industrialisation bute sur de fortes disparités (de 0 à 74 projets selon les ministères ; 90 % des métropoles engagées contre 27 % des petites communes).
Page 1 sur 44









