Thématique | Affaires sociales et santé
Bilan et évolution du dispositif de régulation du prix des médicaments
07 mai 2026
La négociation du prix du médicament par le Comité économique des produits de santé (CEPS) fait intervenir différents mécanismes par lesquels les entreprises pharmaceutiques reversent une partie du chiffre d’affaires des médicaments remboursés à l’assurance maladie :
- des « remises produits » sont négociées sur certains médicaments entre le CEPS et les industriels ;
- une « clause de sauvegarde » est déclenchée lorsque les dépenses de médicament remboursables sont supérieures à un plafond de dépenses fixé chaque année en loi de financement de la sécurité sociale.
Ces deux mécanismes ont vu leur ampleur croître très fortement depuis 2019, une évolution qui a généré des effets pervers.
La croissance du montant des remises a notamment conduit à renforcer l’incertitude de la prévision des dépenses d’assurance maladie. Plus fondamentalement, la clause de sauvegarde ne constitue plus un outil de régulation exceptionnel, mais est devenue un mécanisme de rendement, activé chaque année dans des conditions d’incertitude économique pour les entreprises.
Le rapport propose de rétablir la clause de sauvegarde comme outil « de dernier ressort » tout en la simplifiant et de compenser la perte de rendement qui en résulte par une augmentation de la taxe sur le chiffre d’affaires, plus prévisible. La LFSS pour 2026 a mis en œuvre cette réforme.
Le rapport fait d’autres propositions pour renforcer la régulation de la dépense de médicaments, par des baisses de prix accrues ou la révision régulière de l’amélioration du service médical rendu (ASMR), sur laquelle se fonde la négociation de prix. Il appelle également à une réévaluation des politiques de soutien aux investissements des entreprises pharmaceutiques au travers des prix des produits.
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