Thématique | Finances publiques

Mission sur la transparence des finances publiques

16 juillet 2026

Lire le rapport

Les économistes Xavier Jaravel, Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier et Natacha Valla, appuyés par l’inspection générale des finances, ont rendu un rapport au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure, et au ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel, sur la trajectoire de finances publiques à horizon 2030.

« À politique inchangée », c’est-à-dire en ne considérant que l’évolution spontanée des recettes et des dépenses, sous l’effet de facteurs macroéconomiques, démographiques ou de législations déjà adoptées, le déficit public progresserait fortement dès 2027, pour atteindre 5,9% du PIB, et continuerait ensuite de se dégrader pour atteindre 6,8% du PIB en 2030.

 

L’augmentation rapide du déficit est en premier lieu la conséquence de la hausse de la charge de la dette, qui passerait de 78 Md€ en 2026 à près de 125 Md€ en 2030. Elle résulte également de la progression des crédits du ministère des armées, dans le cadre de la montée en charge de la loi de programmation militaire et du dynamisme tendanciel des dépenses de retraites et de santé.

 

La « dérive » du déficit accentue le risque d’une correction brutale sous la pression des marchés, alors que la France se finance désormais à des taux plus élevés que les autres grands pays européens.

 

Selon les économistes, un effort de 125 Md€ serait nécessaire pour stabiliser la progression du ratio de dette sur PIB à horizon 2032. Compte tenu de l’ampleur de l’ajustement, tous les leviers devraient être mobilisés - réduction des dépenses, mobilisation des recettes et soutien au potentiel de croissance – et ce, dès 2027 pour prévenir le risque que les marchés imposent un ajustement contraint et au final plus important.

 

Retour à la liste des actualités