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Nos dernières publications

  • Éoliennes en mer en zone économique exclusive (évolution du cadre juridique et fiscal).

La mission est intervenue en 2021 dans un contexte d’accélération des projets éoliens en ZEE répondant aux objectifs ambitieux de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Une industrialisation et une facilitation des projets étaient recherchées, avec une préoccupation d’acceptabilité sociale à laquelle la fiscalité participe.
La mission recommande une clarification du régime juridique des parcs éoliens en ZEE, notamment sur le périmètre de l’autorisation unique en ZEE, jamais expérimentée, par voie de circulaire. Sur le régime juridique des raccordements RTE en ZEE, la réglementation doit être ajustée pour retenir le régime juridique de l’agrément. La mission préconise l’adoption d’un statut spécifique aux installations en mer (plateformes éoliennes flottantes) distinct de celui des navires.
La mission propose une adaptation de la fiscalité aux particularités de la ZEE afin de concilier les enjeux économiques et environnementaux. Rien ne s’oppose juridiquement à l’instauration d’une fiscalité liée à l’exploitation du vent en ZEE. En revanche, les collectivités territoriales sont en droit exclues de son bénéfice. Sur le niveau de tarification de la taxe spéciale ZEE, il est privilégié un tarif en référence aux tarifs existants dans le domaine de la production d’électricité. Le niveau du tarif doit en effet rester en cohérence avec le besoin de financement lié à l’impact des parcs éoliens sur le milieu maritime en ZEE. Sa maîtrise est d’autant plus indispensable que l’État garantit les prix à la production. La mission n’est pas favorable à une affectation précise d’une quote-part de la redevance à chacune des grandes catégories d’acteurs, comme c’est le cas en DPM, car cette pratique crée des rentes de situation et nuit à la souplesse d’un dispositif appelé à durer.
Enfin, la mission propose la création d’un fond sans personnalité juridique dédié aux dépenses consécutives à l’impact des parcs éoliens en ZEE sur le secteur maritime abondé par les recettes de la taxe spécifique en ZEE. L’objet du fonds serait de financer des projets concourant à la protection de la biodiversité marine, à la sécurité et à la sûreté maritime, à la transformation de la filière pêche et au développement du co-usage.
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  • Évaluation de la convention d'objectifs et de gestion 2016-2020 de la MSA dans la perspective de son renouvellement

Deuxième régime de sécurité sociale en France, la Mutualité sociale agricole (MSA) est l’organisme gestionnaire unique des régimes agricoles. Elle couvre toutes les branches (maladie - accident du travail-maladie professionnelle - vieillesse - famille) pour les salariés et non-salariés.
La MSA comptait en 2019 : 1,2 M de cotisants (dont 42 % de non-salariés) et 5,5 M de ressortissants. Son réseau territorial est dense : une caisse centrale, 35 caisses locales, 92 sites de production, 243 agences et 349 permanences locales.
Durant la période 2016-2020 de cette convention d’objectifs et de gestion (COG) entre l’Etat et la MSA, le déclin démographique du régime agricole s’est confirmé : le nombre d’actifs agricoles est passé de 1 203 653 en 2015 à 1 173 833 en 2019 (- 4,48 %). Ce recul est encore plus important pour les non-salariés (-7%).
Le contexte de cette COG 2016-2020 a été marqué par des réformes importantes de la protection sociale (notamment le déploiement de la déclaration sociale nominative) et, pour la MSA, par une large réorganisation du réseau des caisses locales.
Après avoir évalué la COG 2016-2020, ce rapport inter inspections formule 22 recommandations dans la perspective de la prochaine COG.

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  • Ratification et mise en oeuvre de la Convention portant sur les substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD) - Anticiper, c'est protéger

La mission devait identifier les conditions de mise en œuvre de la Convention internationale de 2010 sur la responsabilité et l’indemnisation pour les dommages liés au transport par mer de substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD en français, HNS - hazardous and noxious substances - en anglais) . Faisant partie du groupe des signataires en 2010, la France souhaite maintenant ratifier en 2023 cette convention, déjà adoptée par cinq pays.
La convention implique une déclaration annuelle de la part des entreprises réceptionnaires de marchandises SNPD transportées en vrac. La complexité de la chaîne logistique du transport de ces marchandises rend malaisée l’application du concept de « réceptionnaire », c’est-à-dire du client final. De plus, les marchandises SNPD à déclarer comprennent aussi bien des hydrocarbures et des produits de la pétrochimie que des substances corrosives (acides…) et des huiles végétales et animales. Leur périmètre est difficile à définir et à prendre en compte. Si elles ne sont pas référencées dans une nomenclature unique dans les différents systèmes d’information existants, la nomenclature douanière reste la plus opérationnelle à cet égard.
La mission considère que le pilotage ministériel/interministériel de la mise en œuvre de la Convention SNPD (cadre des déclarations, suivi et contrôle) doit relever de la direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA). Une collaboration est nécessaire avec la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) pour permettre une vérification de cohérence sur les substances les pus facilement identifiables et les plus significatives en termes de volume de vrac.
Concernant la doctrine de mise en œuvre de la Convention SNPD, il est proposé que la France adopte une position volontariste : en retenant le réceptionnaire final et non l’éventuel mandataire intermédiaire comme le « déclarant de droit commun » avec une obligation pour le mandant de déclarer les produits stockés en son nom ; en demandant aux entreprises réceptionnaires nationales le regroupement des déclarations de personnes morales liées entre elles par un lien juridique avec un niveau de consolidation (branche ou groupe) suffisant pour permettre de garantir l’atteinte des seuils pertinents de déclaration et pour éviter des doubles comptages. La France aurait à se rapprocher des autres pays européens signataires ou sur le point de ratifier la convention SNPD pour porter ces éléments de doctrine d’interprétation au niveau de l’Organisation maritime internationale (OMI). Jouant un rôle fédérateur, la France serait ainsi légitime pour participer pleinement à la future gouvernance du fonds SNPD.
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  • Bilan et perspectives des investissements pour la mobilité et les transports : prendre le cap des nouvelles mobilités

Le Conseil d'orientation des Infrastructures, structure pérenne crée par la loi d'orientation des mobilités (LOM), réunit des responsables politiques et des experts, dont un membre de l'IGF au titre des personnalités qualifiées, pour conseiller le gouvernement sur la programmation des investissements en matière de mobilité. Le COI a remis le mercredi 16 mars 2022 à Jean-Baptiste Djebarri, ministre chargé des transports, le rapport « bilan et perspectives des investissements pour la mobilité et les transports : prendre le cap des nouvelles mobilités » qui lui avait été demandé. Pour la suite, une revue multicritère des programmes et projets sera conduite par le COI. Selon le cadrage que lui fixera le prochain gouvernement (priorités et cadrage financier), il produira le COI à l’automne 2022 un deuxième rapport qui comportera trois trajectoires d’investissement public, priorisées sur les vingt prochaines années, avec un accent particulier sur les deux premiers quinquennats.
Lire le rapport du COI
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  • Évaluation de l’article 44 septies du CGI visant à soutenir la reprise d’entreprise industrielle en difficulté

Dispositif créé en 1988 dans le but de préserver le tissu industriel, l’article 44 septies du code général des impôts (CGI) permettait une exonération de l’impôt sur les sociétés (IS) en cas de reprise d’une entreprise industrielle en difficulté. Son bénéfice permettait, par ailleurs, de demander une exonération des impôts locaux (non compensée), dont la décision relevait de la collectivité locale compétente.
Modifié à de multiples reprises pour le rendre compatible avec les règlementations européennes en matière d’aides d’État, le rapport pointe sa complexité et sa désaffection ainsi qu’une concentration des bénéficiaires au niveau sectoriel et géographique, des effets douteux (difficulté d’en mesurer l’efficacité et l’efficience, critère de l’ancienneté de l’entreprise reprenante non respecté, effet d’aubaine non écarté) et un non recours par les professionnels de la reprise d’entreprise.
In fine, en 2019 seules 250 entreprises y ont eu recours pour une dépense fiscale de 6,5 M€.
Le rapport recommandait donc de ne pas le renouveler au delà du 31 décembre 2021 tout comme les exonérations d’impôts locaux rattachées (chiffré à 4,8M€) au profit des dispositifs de sortie de crise mis en place en 2021 dont l’effet de levier est sans commune mesure.
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  • Facilités de circulation dans la branche ferroviaire

Les cheminots actifs et retraités de la SNCF, ainsi que leurs ayants droit, bénéficient de facilités de circulation leur procurant un avantage tarifaire sur les services opérés par l’entreprise historique.
Dans le contexte d’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs, entérinée par la loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire, le devenir des facilités de circulation accordées aux salariés transférés vers des opérateurs alternatifs doit faire l’objet de négociations entre partenaires sociaux de la branche. À la demande de ces derniers, l’IGF, l’IGAS et le CGEDD ont été mandatés par le gouvernement afin de produire les éléments d’éclairage juridique, économique, social et fiscal nécessaires à ces négociations.
Après avoir analysé le dispositif en vigueur à la SNCF, et estimé à 105 M€ par an la perte de chiffre d’affaires potentielle induite par les facilités de circulation accordées à titre privé aux actifs et aux retraités ainsi qu’à leurs ayants droit, la mission a expertisé quatre scénarios d’accord de branche :

  • l’extension du dispositif de l’entreprise historique à l’ensemble de la branche ferroviaire ;
  • le maintien des facilités de circulation pour le salarié transféré et l’adaptation de celles accordées à ses ayants droit ;
  • le maintien des facilités de circulation pour le seul salarié transféré ;
  • la monétisation intégrale des facilités de circulation octroyées aux salariés transférés.

Ces quatre scénarios ont en commun d’aligner sur le droit commun le traitement social et fiscal de l’avantage en nature constitué par les facilités de circulation et de prévoir la transparence du dispositif vis‑à‑vis des autorités organisatrices de la mobilité.
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  • Comité d’évaluation du plan France Relance - Premier rapport

Le comité d’évaluation du plan France Relance, présidé par Benoît Cœuré et dont le secrétariat est assuré par France Stratégie et par l’Inspection générale des finances, a été créé par la loi finances initiale pour 2021. Le comité inclut des représentants des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, des associations des régions, des départements et des maires de France, des organisations représentatives patronales et syndicales, de la Cour des comptes et des administrations (Direction générale du Trésor, Dares, CGDD), ainsi que trois personnalités qualifiées, M. Philippe Bouyoux, M. Yannick Lhorty et M. Benoît Leguet. Le comité publie aujourd’hui un avis sur la base de son premier rapport d’évaluation de l'impact socio-économique et environnemental du plan France Relance. Ce premier travail d’analyse permet de situer France Relance par rapport aux plans de relance des principaux partenaires européens de la France, et d’émettre un premier avis sur sa mise en œuvre à partir d’une évaluation partielle portant sur cinq dispositifs : la rénovation énergétique des logements privés, la rénovation énergétique des bâtiments publics, deux dispositifs de soutien à l’investissement industriel, et le plan « 1 jeune 1 solution ».
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Lire l'avis des membres du comité


  • Revue des dépenses socio-fiscales en faveur de la politique familiale

Pilier du modèle social français, la politique familiale a accompagné une dynamique démographique qui place la France au premier rang européen en taux de fécondité, même si ce dernier baisse depuis 10 ans. A destination de 9 millions de familles aux profils et besoins variés, elle repose sur plusieurs leviers : offres de services (principalement l’accueil du jeune enfant), dispositifs fiscaux (quotient familial et crédits d’impôts) et prestations sociales, pour un effort financier de 63 Md€, élevé parmi les pays de OCDE, quoiqu’en légère érosion en part du PIB. Le rapport de l’IGAS et de l’IGF analyse l’évolution de ces dépenses, les impacts de la politique familiale au regard des objectifs assignés et propose des pistes d’évolution.

Face à l’érosion de l’indicateur conjoncturel de fécondité passé de 2,03 en 2010 à 1,83 en 2020, et au regard des conséquences de long terme d’une baisse de la natalité, la question de la place du soutien à la natalité dans la politique familiale peut se poser et la mission invite à consolider l’environnement de confiance des familles. Si la politique familiale constitue un puissant levier de redistribution horizontale et verticale, elle prend en compte imparfaitement les nouvelles configurations familiales (séparations, garde alternée ….) et la pauvreté des familles monoparentales liée à un mauvais positionnement sur le marché du travail qui appelle une action renforcée entre la CNAF, Pôle emploi et les départements, pour permettre un accompagnement socio-professionnel plus efficace. La superposition des dispositifs socio-fiscaux les rend difficilement lisibles et pilotables, mais cette complexité est difficilement amendable sans une réforme systémique articulée avec celle du Revenu unique d’activité.  Enfin, la réduction des inégalités territoriales et sociales dans l’offre d’accueil du jeune enfant doit constituer la priorité de la politique de la famille, ce qui appelle un renforcement des dispositifs de soutien mobilisés par les CAF, une réforme du complément du mode de garde (CMG) pour rendre les assistantes maternelles plus accessibles aux familles modestes et une évolution à terme de la gouvernance territoriale de l’offre d’accueil pour clarifier les compétences obligatoires en ce domaine comme l’ont fait avec succès d’autres pays européens.
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  • Les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) et les coopératives d’activité et d’emploi (CAE)

Créées respectivement en 2001 et en 2014, les SCIC et les CAE font partie de l’économie sociale et solidaire (ESS) et proposent une manière de produire en commun propre à la coopération. Elles peuvent être toutes deux qualifiées d’« hybrides », au croisement d’autres statuts : la création des SCIC répondait à l’ambition de proposer une « société à but non lucratif », au croisement de l’association et de la société commerciale ; et les CAE se rapprochent du portage salarial et des couveuses d’entreprises.
Ces coopératives répondent aussi à des besoins socio-économiques spécifiques : caractérisées par leur multi-sociétariat, les SCIC permettent la mise en place de projets ancrés dans leur territoire associant toutes les parties prenantes, publiques et privées ; et les CAE permettent le développement d’une activité autonome dans un cadre collectif tout en bénéficiant de la protection du salariat.
Le nombre de ces coopératives restant limité, avec près de 1 000 SCIC et 150 CAE en 2020, la mission conjointe (IGF et IGAS) formule des propositions visant à faciliter leur développement, en levant des freins identifiés, notamment, sur le plan juridique, financier et fiscal. Au-delà de ces propositions, la mission suggère des pistes de réflexion permettant de modifier plus en profondeur leur statut et leur fonctionnement.
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  • Leviers de développement des startups industrielles en phase d’industrialisation

Moins connues que leurs homologues de la tech numérique et des services, 1 500 startups à vocation industrielle ont été dénombrées par la mission. Elles opèrent dans des secteurs stratégiques, sont caractérisées par une forte intensité technologique et représentent un levier potentiel de réindustrialisation des territoires et de création de valeur et d’emplois. Au cours de leur phase de R&D, elles bénéficient largement, d’une part, du soutien public déployé dans le cadre de la politique industrielle et d’innovation, d’autre part du soutien en direction de l’écosystème des startups (French Tech).
Néanmoins, le passage à la phase d’industrialisation sur le territoire national - réalisation de démonstrateurs puis de premières usines- se heurte à des difficultés spécifiques en termes de financement, d’implantation de sites industriels et d’accompagnement.
La mission formule des recommandations sur ces trois volets afin d’offrir un cadre favorable aux startups qui sont prêtes à prendre le risque de l’industrialisation et d’augmenter ainsi le nombre de projets industriels portés par des startups en France.
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  • ​Perspectives de la filière canne-sucre-rhum-énergie en outre-mer

La culture de la canne à sucre permet de produire principalement du sucre, du rhum et de l’électricité. Compte tenu de son importance économique, sociale et environnementale pour la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion, la filière bénéficie d’aides publiques qui ont atteint 439,9 M€ en 2019. Parmi celles-ci, une aide complémentaire de 38 M€ a été mise en place depuis 2017 pour compenser les conséquences de la réforme de l’organisation commune de marché (OCM) du sucre.
Le rapport confirme l’importance de la filière qui, compte tenu de ses spécificités, doit faire l’objet d’une approche île par île. Il souligne que, compte tenu de l’évolution de la concurrence internationale et des habitudes de consommation, l’économie sucrière des DROM ne saurait être fondée à l’avenir sur la production de sucre brut à raffiner mais doit, dans le cadre de la politique de transformation agricole, être diversifiée au profit des sucres spéciaux, du rhum ou de cultures alternatives. L’aide complémentaire doit accompagner sept ans encore cette diversification tout en la stimulant. Les entreprises sucrières devraient bénéficier d’une part accrue de la valeur ajoutée générée par la production de rhum. La valorisation énergétique doit faire l’objet d’études préalables au cas par cas.
La filière doit faire l’objet d’une politique coordonnée incluant les négociations commerciales internationales et le respect des règles européennes par les pays tiers, respect qui devrait donner lieu à des contrôles stricts.
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  • Développement de l’offre de logement locatif intermédiaire par les investisseurs institutionnels

Au carrefour du parc social et du parc locatif privé, le logement intermédiaire (LLI) s’adresse en priorité aux ménages à revenus moyens vivant au sein de territoires denses et soumis à une forte tension immobilière.
Compte tenu des besoins sur ce marché, l’IGF et le CGEDD ont tenté d’apprécier tant l’inclination des investisseurs institutionnels (banques, assurances, etc.) que leur capacité à y renforcer leur présence. S’il n’est pas attendu de changements majeurs à l’initiative de la puissance publique, il lui appartient en revanche de fluidifier le marché et d’accroître la diversité de l’offre pour atteindre un objectif de construction nette de 420 000 logements à échéance d’une décennie.
Pour ce faire, la mission a formulé des recommandations portant à la fois sur la fiscalité (transformation de l’exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties à la charge des collectivités locales en crédit d’impôt à la charge de l’État pour un coût de 300 à 350 M€, extension des avantages fiscaux dont bénéficient déjà les investisseurs institutionnels dans le cas de la construction de LLI neuf à la rénovation de logements soumis aux mêmes conditions de mise sur le marché, suppression du seuil de 25 % de logements sociaux dans les communes respectant les quotas de la SRU) et le régime juridique (fixation d’objectifs et évaluations des besoins en LLI dans les PLH et PLU, montée en charge des bailleurs sociaux). En outre, dans la perspective d’une réduction progressive des dispositifs fiscaux en faveur de l’investissement des particuliers, la mission s’est intéressée au développement de fonds pierre-papier, à cadre fiscal inchangé, pour continuer à diriger l’épargne des particuliers vers ce secteur.
Ces mesures, ainsi que l’évolution du marché du LLI, devront faire l’objet d’un suivi de la part des pouvoirs publics.
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  • La santé-environnement : recherche, expertise et décision publiques

Selon l’OMS, près du quart des décès et des pathologies chroniques dans le monde peuvent être imputés à des facteurs environnementaux. En Europe, les facteurs environnementaux évitables provoquent 1,4 millions de décès par an. Le système actuel d’évaluation conduit probablement à sous-estimer les risques.
Ce rapport formule plusieurs recommandations pour renforcer la prise en compte des facteurs environnementaux sur la santé et la confiance en matière de santé-environnement, en agissant sur la recherche, l’expertise et la décision publiques aux niveaux français et européen :

  • Définir rapidement (d’ici 2022) une politique ambitieuse et coordonnée sur l’ensemble des enjeux de santé-environnement. Cela passe notamment par une stratégie hiérarchisant les priorités et assurant l’articulation avec les autres politiques publiques, ce que ne permettent pas les plans nationaux santé environnement (PNSE). Une structure interministérielle soutenue par une forte volonté politique devrait être créée pour mettre en œuvre cette politique.;
  • Harmoniser et renforcer le cadre déontologique;
  • Améliorer les méthodes d’expertise car elles ont un impact déterminant sur les résultats des évaluations. Cela signifie notamment renforcer la mobilisation des acteurs publics dans la définition de ces méthodes au niveau européen et à l’OCDE. Par ailleurs, les études fournies par les industriels, au cœur des dossiers d’évaluation des produits chimiques, doivent respecter le principe « pas de donnée, pas de marché » et être plus transparentes;
  • Renforcer la structuration des données de surveillance et d’épidémiologie et accélérer la mise en relation des données environnementales et de santé;
  • Soutenir les recherches et études en santé-environnement, développer la formation dans les champs d’expertise;
  • Le niveau européen est majeur : la présidence française de l’Union européenne début 2022 pourrait permettre de soutenir la création d’une agence unique pour la santé, l’environnement et l’alimentation, fusionnant les agences existantes (en premier lieu l’EFSA et l’ECHA) et améliorer ainsi significativement l’efficacité du système.
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Actualités - Recrutements

  •  APPEL À CANDIDATURES
    pour l’exercice des fonctions d’inspecteur stagiaire des finances

Six à huit postes sont ouverts à la sélection pour une période de cinq ou six mois démarrant début septembre 2022. Le nombre de postes ouverts pourra être modifié en fonction du nombre de candidatures reçues.

Cliquez pour en savoir plus

Les candidatures, comprenant un curriculum vitae et une lettre de motivation, doivent être déposées au plus tard le vendredi 13 mai 2022 sur la Place de l'emploi public/Passerelles.


  • Ouverture de DEUX emplois d'inspecteurs des finances au tour extérieur
     

Au titre de l’année 2022, deux emplois sont ouverts au recrutement par la voie du tour extérieur, pour une prise de fonctions le 15 octobre 2022. (Arrêté du 24 février 2022 et avis parus au JO du 5 mars 2022).

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au vendredi 13 mai 2022

La circulaire IGF du 10 mars 2022 précise les modalités du recrutement.
Téléchargez ici le dossier de candidature.

Informations complémentaires :
- Décret n° 73-276 du 14 mars 1973 modifié (art. 9,10, 11 et 12) relatif au statut particulier du corps de l’Inspection générale des finances;
- Arrêté IGF du 26 octobre 2009 fixant l’organisation et le fonctionnement du comité de sélection.

Toute demande d’informations complémentaires peut être formulée à l’adresse suivante :
recrutement.igf@igf.finances.gouv.fr



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