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Les méthodes de travail de l'IGF

Impression

Afin de garantir l’indépendance et l’objectivité de ses travaux, l’Inspection générale des finances a développé des principes méthodologiques rigoureux.

  • Rigueur, responsabilité et discrétion

La rigueur, la responsabilité et la discrétion des inspecteurs s’expriment tant dans la manière dont les investigations sont conduites que dans la rédaction des constats et les propositions formulées.

Les méthodes d’investigation et d’analyse de l’Inspection générale des finances sont d’abord marquées par l’objectivation rigoureuse des faits. « Objectiver » une idée ou une perception implique de l’étayer par des éléments concrets, vérifiés et chiffrés. Ce travail d’objectivation réclame une démarche précise, claire et exigeante, dans les travaux d’audit et de contrôle comme dans ceux d’évaluation et de conseil. L’IGF accorde une importance toute particulière à la robustesse, la pertinence et la qualité de ses méthodes, qui sont enrichies par des enquêtes sur place, des analyses de données quantitatives et des procédures contradictoires avec les administrations concernées.

Les travaux de l’IGF sont placés sous le sceau de la responsabilité, corollaire de l’objectivité et assurance supplémentaire de la qualité des travaux. Dans les faits, chaque inspecteur et inspecteur général est personnellement responsable des rapports qu’il signe et cette responsabilité constitue une incitation à la pertinence et l’exactitude des conclusions formulées. Cette responsabilité est étroitement associée à l’indépendance des inspecteurs vis-à-vis des entités qu’ils contrôlent, évaluent ou conseillent.

Le Service prête une attention toute particulière à la discrétion, gage essentiel de la confiance de ses commanditaires et de ses interlocuteurs.

  • Déroulement type d’une mission

Si l’IGF dispose d’un pouvoir d’auto-saisine sur un champ potentiellement très large en vertu de compétences générales mais également de compétences particulières attribuées par des textes spécifiques, elle intervient majoritairement à la  demande du Gouvernement.

Dès lors, les missions commencent par un travail d’explicitation des besoins et de définition de la méthodologie, donnant lieu à la rédaction d’une note de cadrage qui permet de déterminer conjointement les objectifs opérationnels. Des points d’étape réguliers peuvent être organisés avec les commanditaires et les parties prenantes.

Les missions de l’IGF s’insèrent dans les délais fixés par les commanditaires, de sorte que près des trois quarts des missions lancées en 2017 ont duré moins de troix mois et 91% moins de six.

Durée des missions lancées par l'IGF en 2017

                             

Une procédure de contrôle interne rigoureuse est appliquée tout au long des missions afin d’assurer la qualité de ses travaux et leur adéquation aux besoins des commanditaires.


Ainsi, une mission est traditionnellement organisée en trois phases :

  • une première phase dédiée à l’analyse de la commande et la définition de la méthode ;
  • une deuxième phase d’investigations et d’analyse (économique, juridique, quantitative, organisationnelle, etc.), et de déplacements et d’entretiens ;
  • une dernière phase de rédaction du rapport et de finalisation des propositions.


Tout au long de chaque mission :

  • un chef de mission assure la conduite opérationnelle des investigations et coordonne la production des livrables ;
  • un inspecteur général « superviseur » appuie la mission dans ses investigations et contribue à l’élaboration de ses orientations stratégiques ;

Un inspecteur général « référent thématique », spécialiste d’une politique publique ou d’une fonction support (immobilier, achats, etc.), assure une relecture externe des travaux.

À l’issue d’une mission, les propositions sont fréquemment formulées sous forme de scénarios ou de palettes d’options, l’objectif étant d’offrir au décideur plusieurs solutions possibles, en clarifiant les avantages et inconvénients des unes et des autres. Les propositions font l’objet d’une évaluation d’opportunité et de faisabilité en fonction des contraintes et objectifs identifiés au cours de la mission. L’inspecteur général référent et la direction du service relisent l’intégralité des notes, rapports et annexes produits, afin d’assurer la qualité des livrables, tant sur le fond que sur leur forme.

Sur le plan formel, l’IGF s’assure aussi de l’homogénéité visuelle et typographique des livrables produits par le Service.


Les travaux de la mission font l’objet d’une restitution aux commanditaires, auxquels revient alors le choix de sa publicité et/ou de sa mise en œuvre. Chaque mission donne lieu à une évaluation interne, au sein de l'équipe, et externe, par questionnaire transmis aux commenditaires. 

  • Pluridisciplinarité et croisement des points de vue

L’IGF accorde beaucoup d’importance au croisement des points de vue, chaque éclairage supplémentaire contribuant à mettre en lumière la complexité des politiques publiques sur lesquelles portent les missions.

Concrètement, les inspecteurs échangent systématiquement avec les acteurs concernés par le sujet de la mission, tant dans le secteur public que privé ou associatif, dès la phase de diagnostic et jusqu’à l’élaboration des propositions. Pour saisir la réalité et formuler des propositions pertinentes et opérationnelles, les déplacements et les entretiens avec l’ensemble de la chaîne hiérarchique sont jugés incontournables.

Les inspecteurs veillent à adopter une approche pluridisciplinaire des sujets, associant une expertise économique et financière, des techniques du contrôle de gestion, des analyses quantitatives comme qualitatives, du parangonnage entre secteurs et entre pays, des consultations juridiques, etc. L’IGF s’appuie aussi sur les synergies permises par la combinaison des techniques d’audit acquises dans les missions de contrôle, et les méthodologies du conseil.

Les missions de l’IGF sont également enrichies par la collaboration avec d’autres services ou corps, chacun apportant la connaissance d’un secteur ou une compétence technique différente. Ainsi, en 2017, les trois quart des missions d’évaluation et de conseil de l’IGF étaient « conjointes », c’est-à-dire réalisées en partenariat avec un autre corps de contrôle.

Lorsque des travaux académiques existent sur les sujets traités, les missions s’attachent à consulter les universitaires, à prendre en compte les résultats de leurs travaux et à mobiliser des méthodologies nouvelles issues de la sphère académique.

Enfin, hors du cadre des missions, les inspecteurs bénéficient d'un parcours de formation ainsi que de rencontres de professionnels issus d'horizon variés.